juin 10
Que ce soit pour de courtes pièces ou pour des opéras, Serge Prokofiev a mis en musique des textes d’une grande variété : utilisant les œuvres de nombreux écrivains (Balmont, Dostoïevski, Brioussov, Tolstoï entre autres), s’inspirant de pièces de théâtre ou de contes (Shakespeare, Perrault, Afanassiev), créant ses propres livrets et scénarios ou collaborant à leur conception avec d’autres artistes (Mira Mendelsohn, Lifar, Kochno), le compositeur a multiplié les sources d’inspirations et s’est essayé à de nombreuses formes d’expression. Ces quelques exemples attestent la variété des auteurs, des sujets et des genres auxquels Prokofiev s’intéressait, et les œuvres qui en ont résulté témoignent d’une grande diversité d’expériences, d’observations et de réflexions menées sur des textes qui, pour la plupart, n’étaient pas initialement destinés à être mis en musique.

Quels choix le compositeur a-t-il faits ? Quelles relations a-t-il tissées entre la musique et le texte littéraire ? Quels rapports a-til entretenu avec les artistes contemporains dont il s’assurait la collaboration ? Ces questions, loin d’être les seules à être abordées, s’inscrivent dans un cadre de réflexion qui, dépassant le seul domaine musicologique, touche à la dramaturgie, la linguistique, l’histoire, l’esthétique, ou encore à la philologie.
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Whether it be for short pieces or for operas, Sergei Prokofiev set to music a wide range of texts: using works from several writers (among them Balmont, Dostoïevski, Brioussov and Tolstoï), inspired by either plays or tales (Shakespeare, Perrault, Afanassiev), creating his own librettos and scenarios or collaborating with other artists (Mira Mendelsohn, Lifar, Kochno), the composer did all he could to multiply his sources of inspiration and try his hand at various forms of expression. Those few examples testify to the variety of writers, subjects and types which Prokofiev was interested in, and the resulting works are evidence of a great diversity of experiences, observations and reflections carried out on texts that, for most of them, where not intended to be set.

What kind of choices did the composer have to make? What sort of links did he weave between the music and the literary text? What relationship did he keep with the artists he collaborated with? These questions, far from being the only ones to be treated, are in line with an intellectual framework that, beyond the musicological domain, also has to do with analysis, dramaturgy, linguistics, history, esthetics, and even philology.
mai 20

Je reviens enchanté de mon séjour à Cambridge : la ville est magnifique, elle m’a beaucoup rappelé Dublin avec ses parcs immenses, les vélos en plus. Car à Cambridge, rien de mieux que de circuler à vélo pour aller du centre ville à la bibliothèque de l’université et inversement. Et quelle bibliothèque ! Non seulement l’accès à toutes les collections m’a été accordé gracieusement, mais en plus, il m’a été offert un coupon pour obtenir café gratuit à commander dans la Tea Room. Ayant bien préparé ma venue et connaissant à l’avance la cote des documents que je voulais y consulter, j’ai quand même été surpris de les voir arriver sur ma somptueuse table de travail aussi rapidement : pourvu que vous soyez dans la bonne salle (Anderson Room et West Room contenait tous les documents qui m’étaient nécessaires), en 20 minutes vos demandes sont satisfaites. Autant dire que ça change des délais auxquels les chercheurs sont confrontés à la BNF François-Mitterrand. Quant aux conditions de travail, elles sont à des années lumières de ce que propose les bibliothèques universitaires et municipales de Tours : chaque bureau (de la taille de ceux de la bibliothèque centrale de Tours) possède deux prises électriques pour pouvoir brancher un laptop, l’accès wifi est garanti partout, les fauteuils en cuir ont 200 ans et n’ont semble-t-il rien perdu de leur confort. Les locaux sont superbes (couloirs bordés d’étagères, jusque dans les nombreuses alcôves entourant des bureaux de travail), le personnel est accueillant et disponible, les horaires (9h-22h en ce moment) garantissent l’accès à tous. Le paradis pour un chercheur, vous l’avez compris.

J’ai également profité de ma présence sur le sol anglais pour passer aux Archives Prokofiev du Goldsmiths College de Londres. Fiona McKnight avait très gentillement mis de côté les documents qu’il me fallait consulter, et c’est à nouveau avec un grand plaisir que j’ai passé une journée sur place, dans la salle des collections spéciales.

Merci encore à Eugénie et Seb qui m’ont hébergé à Milton dans leur Magnolia Cottage si agréable.

fév 04

Depuis des mois on attendait ça : les répétitions du quatuor Azilys ont repris leur cours normal, et nous projettons l’enregistrement d’une nouvelle maquette d’ici à la fin de l’année scolaire. Le programme, varié comme à son habitude, est renouvelé entièrement : Porz Gwen Suite de Didier Squiban (arrangé par Arnaud Gravet), une Brazilian Suite d’après des thèmes d’Aline Sans, un Bach to Cuba d’après Gabriela Montero, un Azilys Goes Classic (mes transcriptions et arrangements) qui repousse les capacités du saxophone soprano (private joke) et quelques autres compo-arrangements-surprises seront au rendez-vous. Que du bon ! Pour plus de renseignements sur le quatuor Azilys, vous pouvez consulter notre site accessible depuis la partie consacrée aux liens dans la colonne latérale.

De mon côté je conçois actuellement la maquette d’un numéro Hors Série des Cahiers d’Histoire Culturelle consacré aux échanges culturels entre la France et la Chine. Quelques 180 pages et 13 articles à mettre en forme, plus une couverture à créer… ça ne laisse pas beaucoup de temps à l’oisiveté.

À l’université les mouvements de protestation contre les réformes voulues par V. Pécresse s’amplifient et touchent désormais aussi bien les enseignants chercheurs que les étudiants. Pour ma part, je serai présent au département de musicologie pour assurer mes heures de chargé de cours et de tuteur.

sept 15

Ce colloque réunissant doctorants et jeunes chercheurs, organisé par le Centre Régional Universitaire Lorrain d’Histoire (CRULH) et la Société Française de Musicologie (SFM) s’est tenu à Metz (Université Paul Verlaine), du 11 au 13 septembre 2008.

C’était un grand bonheur pour moi que de pouvoir y participer pour présenter une partie de ma thèse : la réalisation de l’édition critique de Sept, ils sont sept op.30 de Serge Prokofiev. L’organisation sans faille de ces journées, l’ambiance entre les participants et les organisateurs excellente, et les communications de très haut niveau ont permis de faire de belles rencontres et de poser les jalons de projets futurs. Un grand merci à Anne-Sylvie Barthel-Calvet, Catherine Massip, Denis Herlin et Alban Framboisier, pour l’organisation de ce colloque exceptionel, aux conditions d’accueil et de travail très agréables.

juil 28

Voilà le stage de saxophone terminé… et beaucoup de souvenirs restent : bataille d’eau pour certain(e)s, mise en scène et déguisements (corbeau, cigale, fourmi, loup, agneau, renard) pour d’autres, expériences de soundpainting, de conteurs, de joueurs d’échec… Les stagiaires étaient en pleine forme, toujours partants et toujours aussi sympathiques.

Personnellement, j’avais attribué le premier prix du Concours International de Desserts à la Mousse au chocolat exceptionnelle, mais n’étant pas seul à décider… les stagiaires (et certains leurs parents) ont terminé ex æquo. Bravo à eux pour le concert qui s’est très bien passé et qui a beaucoup plu au public nombreux et enthousiaste.

Vivement l’année prochaine qu’on passe de nouveau une si bonne semaine !

juil 19

Pour la troisième édition du stage de Savigny-sur-braye, le quatuor Azilys a préparé quelques surprises pour les stagiaires que nous avons hâte de retrouver : Soundpainting, Mise en scène, Jazz, Musiques d’ensemble et Musiques de chambre… sans oublier le Concours International de Desserts qui mettra à rude épreuve les fournaux des parents. Vivement Lundi !